En redescendant de Cairns, notre première étape était girringun national park, un parc choisi au hasard en regardant la carte.
Nous avons réalisé qu’il fallait faire un détour de 100 km pour y aller mais étant motivés nous partons à la découverte de ce parc. Après 10 km sur la route, plus personne, plus de réseau, plus rien ! Un sentiment de solitude s’empare de nous puis on pense à la voiture, pourvu qu’on ne tombe pas en panne.
On continue notre route, on traverse une rivière avec un écriteau indiquant la présence de crocodiles et nous nous promettons que nous nous y arrêterons au retour pour chasser la bête.
Le panneau suivant nous promet un passage de vaches sur la route et pour ça il ne nous a pas déçu, 500 mètres après nous traversons des grilles au sol et là bah on est carrément dans leurs enclos il y en a des centaines partout, sur le bord de la route, sur la route, toute curieuse de voir une voiture passée par là. C’est sûr qu’elles ne doivent pas souvent voir passer du monde les pauvres. Nous croisons donc des vaches sur plusieurs dizaines de kilomètres. Puis nous arrivons sur une partie montagneuse, la route monte sur 15 km puis devient un chemin en terre sur 10km pour redevenir du bitume sur les derniers kilomètres et nous voici enfin arrivés !
Et oui surprise !! Girringun National park abrite la plus grande cascade d’Australie, 268mètres ! Elle est là, en face de nous sur le plateau en face et elle est vraiment impressionnante. Un petit chemin nous permet de descendre au pied de la chute, n’y une, n’y deux on est partis. Nous revoilà à marcher en plein milieu d’une jungle touffu peuplés d’araignées et de bestioles en tout genre. Il faut faire attention aux racines au sol, aux lianes dans les airs et on descend pendant 2 km non sans certaines difficultés.
Arrivés en bas, la cascade et d’autant plus impressionnante, nous nous sentons enfermés entre ces immenses falaises qui recèlent un tel trésor. Qui aurait cru que notre journée nous amènerait dans cet endroit magnifique. Pierrick et moi-même décidons de nous rapprocher le plus près possible du point de chute qui est quand même encore à une bonne centaine de mètres. Des énormes rochers nous séparent du lac. C’est parti pour l’escalade ! Plus nous nous rapprochons plus les rochers sont glissants et plus l’air est chargé d’humidité. Nous y sommes enfin au dernier rocher juste au-dessus de l’eau, on croirait carrément qu’il pleut ici.
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